Comme beaucoup de marocains à l'époque, il a grandi dans un milieu très modeste. Très tôt il a pris conscience que pour s'en sortir il ne devait compter que sur lui-même et c'est de là que lui vient cette ouverture vers les autres, qui au départ était une nécessité et par la suite deviendra un moyen et même un moyen d'expression picturale.
Il passe sa scolarité primaire à l'école Lalla Aïcha dans le quartier populaire de Rabat.
En 1962, ayant assisté à un défilé militaire, il fut fasciné par l'uniforme. Faisant montre d'un culot fantastique pour un jeune garçon de 12 ans, il alla frapper à la porte de Mahjoubi Ahardan, peintre et poète, alors Ministre de la Défense Nationale, en lui demandant d'intercéder en sa faveur pour accéder au Lycée Militaire de Kenitra. Il n'y fera qu'un court passage, mais c'est là que son destin bascule : il s'était découvert un réel intérêt et une vocation certaine pour le dessin.µ
Il entre par la suite à l'Ecole des Beaux Arts de Rabat pour 2 années, de 1967 à 1968 et se découvre une nouvelle passion, la peinture. Il a 17 ans et sent que son salut lui viendra par l'art. Sa rencontre avec le peintre Jillali Gharbaoui en 1969, renforcera sa conviction, d'autant que ce peintre, alors au faîte de sa gloire, s'engoue pour les toiles de Mehdi Qotbi, lui en fait vendre deux, et l'encourage à poursuivre sa quête picturale.
|